Puisque maintenant, je ne sais apparemment plus faire de grasses matinées (à moins de m'être couchée vraiment très tard ou d'avoir un train à prendre à 11 h) et que le samedi matin, à 8 h, y a quand même vraiment pas grand-chose à faire (essaie pour voir, c'est mortel), j'ai choisi la solution adulte.
Regarder Tess d'Urberville en mangeant des Kinder.
Vous allez probablement pas tarder à regretter le temps où je ne savais parler que de Sherlock, mais Darcy est de retour dans The Lizzie Bennet Diaries, il est chou, il flirte, il fait des blagues, mes hormones n'étaient pas prêtes pour ça et je ne sais pas comment cette série pourrait être mieux écrite et jouée plus subtilement.
En plus, on se rapproche dangereusement de la fin et, même s'il se passe des choses merveilleuses à Pemberley, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire quand ce sera fini ? (À part relire Orgueil et préjugés et revoir le film et la mini-série ?)
Regardez-vous dans les yeux un peu plus longtemps, I DARE YOU.
Je comprends qu'on puisse être légèrement décontenancé ou terrifié par l'investissement émotionnel que je peux mettre dans les séries que j'aime particulièrement.
Mais je tiens à dire qu'aujourd'hui, j'ai dû relire les sous-titres de Bob l'Éponge(kill meeeeeee) et sous-titrer un épisode d'Amour, gloire et beauté(kill me noooooooow) alors, oui, sauter partout dans mon appartement en ne retenant absolument pas des petits cris de joie après avoir vu le dernier épisode de The Lizzie Bennet Diaries ou trépigner d'impatience en ricanant quand ma coloc promet de m'envoyer des morceaux de fanfictions pleins d'angst et de choupitude, c'est un peu ma façon à moi de compenser les jours où le reste n'est pas aussi plein d'arcs-en-ciel et de paillettes que je le souhaiterais.
The Lizzie Trap, épisode 78.
Prosternons-nous tous devant Gigi Darcy.
Non et puis pardon, mais The Lizzie Bennet Diaries m'a tuée et je le vis parfaitement bien.
Parce que les acteurs qui jouent Lizzie, Darcy et Georgiana (Gigi, donc) sont absolument fantastiques et que Gigi s'est mis absolument tout le fandom dans la poche en étant trop adorable et en faisant ce qu'on rêvait tous absolument pas secrètement de faire depuis l'épisode 60 voire avant et non, je ne serai pas plus spécifique que ça, na, parce que j'ai décidé que je voulais fangirler, pas argumenter.
En plus, on en arrive à ce moment de l'histoire où, après une bonne dose de drama que j'attends avec impatience, tout ne va bientôt plus être qu'amour, regards langoureux, calèches et robes de fête, même si en l'occurrence, version 21e siècle, ça va plutôt être amour et regards langoureux toujours mais aussi balade en voiture dans San Francisco (où les collines sont rudes, hihihi) et déclarations enflammées sur Twitter (bon sang, notre génération a le sens du romantisme).
Bref, Lizzie Bennet, Gigi et William Darcy m'ont tuée et ça commence à faire beaucoup de choses qui me tuent cette semaine (j'ai aussi fini la saison 2 de Necessary Rougness que je refuse d'appeler par son titre français parce qu'il est ridicule et la saison 5 des Enquêtes de Murdoch et c'était pas beau à voir).
William Darcy et Lizzie Bennet, masters of awkwardness.
L'avantage certain d'habiter en région parisienne, c'est qu'il y a plein de choses à faire.
Alors, à moins d'avoir quelque chose d'extrêmement important à faire, il n'y a pas vraiment d'excuse pour choisir de rester chez soi un samedi après-midi, même tout gris...
Ensemble, c'est tout a tenté de me pourrir mon spectre de couleurs mais je me suis battue comme un vrai petit soldat.
Après, tout dépend de ce qu'on entend par "quelque chose d'extrêmement important à faire".
Mon cerveau a survécu à quand même pas mal de rebondissements tordus (trois saisons de Glee quand même) et d'intrigues whoviennes.
Mais je crois bien que ce qui vient de provoquer son implosion fatale, c'est cette publicité aperçue sur un bus ce matin pour, et je cite, "le premier site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes."
Tant de questions, tant d'incompréhension, tant de "heiiiiiiiiiiiiiiiiin ?" et de "what the fuuuuck ?".
Et boum, le cerveau.
Non mais sérieusement, d'où sort ce concept ? Qui a décidé qu'il allait avoir un truc en plus parce qu'il avait été pensé par des femmes pour, comme le propose le slogan de la publicité, "tromper votre amant avec votre mari" ? Je suis peut-être naïve, arriérée ou alors je dois vraiment arrêter les séries américaines mais il me semblait que l'adultère c'était toujours plutôt mal vu et qu'éventuellement, si on trompait son conjoint, c'était à cause d'un trop-plein d'alcool/une vague de passion subite et irrésistible/parce que le conjoint était un connard qui le méritait/parce que celui qui trompait était un connard libidineux qui de toute façon allait mourir d'ici deux ou trois épisodes parce que tout le monde le déteste (ça marche aussi au féminin)/la réponse D. En tout cas, que c'était pas quelque chose qu'on préparait tranquillement en errant sur les profils de bons samaritains prêts à venir à ton secours pour te sortir de ta routine conjugale, mais plutôt en douce.
Enfin, si quelqu'un est en mesure de m'expliquer le pourquoi du comment de ce site ou éventuellement de me prendre rendez-vous avec les créatrices, il aura ma reconnaissance éternelle.
Je suis tentée de me demander si le fait d'aller relire de vieux articles de ma coloc écrits à l'époque où on ne se connaissait pas ne ferait pas de moi une groupie en manque.
Alors qu'en réalité, je sais parfaitement que c'est juste que je prends très au sérieux mon rôle de présidente générale intergalactique de son comité de lecteurs.
Et puis à un moment, y a une photo de Richard Armitage.
Et moi, je ne suis qu'humaine.