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26 janvier 2014

Cher journal,

Non, je ne te boude pas, promis.

En vrai, j'aurais même plein de choses à te raconter. Non, pas des choses intéressantes, t'es fou, le truc le plus excitant qui me soit arrivé ces derniers temps, c'est d'aller voir deux films au cinéma en moins de quinze jours. (2014, ça va être la foliiiie.)

Mais je voulais te raconter les mille et une raisons pour lesquelles Next To Normal a envahi mon âme tout entière tout en me brisant le cœur de façon répétée, à quel point j'ai eu raison d'écouter Nick Hornby et de lire un bouquin de Tom Perrotta, pourquoi je n'aime plus Noël, combien c'était une mauvaise idée de regarder le dernier Teen Wolf dans le noir ou qu'en fait, ma banquière n'est peut-être pas la seule responsable de ma crise existentielle actuelle et pléthore d'importants sujets d'actualité. 

Peut-être même qu'on aurait pu avoir un fascinant débat sur le thème "La saison trois de Sherlock est-elle réellement bidon ?" (Pour résumer : oui.)

Peut-être même qu'on aurait pu réfléchir au châtiment le plus approprié pour mon voisin du dessus qui passe l'aspirateur à cinq heures du matin un dimanche.

Sauf que bon, mon cerveau a décidé que non, écrire, comment, pourquoi, une structure, des arguments, la syntaxe, c'est quoi, déjà ?

Donc tu peux avoir un gif absolument pertinent et c'est tout.

(Peut-être que cet article n'était au fond qu'un prétexte pour me plaindre de la nouvelle saison de Sherlock.)
(On ne le saura jamais.)

9 octobre 2013

Re : Message personnel

Chère Ann Radcliffe,

Effectivement, 25 pages avant la fin d'un livre qui en compte 672, c'est tout à fait le moment pour commencer à répondre à toutes les questions que je me pose depuis 3 semaines. (Ce n'est pas que ton livre ne m'intéressait pas, c'est juste qu'entre temps, j'ai commencé Arrow et Profilage et pouf, le temps.)

Bien à toi.

P.S. : Je crois que tu as quelques comptes à régler avec les Italiens et un problème avec les personnages masculins un peu stalkers sur les bords. Tu devrais en parler à quelqu'un.

4 octobre 2013

Message personnel

Chère Ann Radcliffe,

Il me reste 138 pages des Mystères d'Udolphe à lire et si, d'ici là, tu ne me dis pas ce qu'Emily a vu derrière ce foutu voile, je vais trouver ta tombe et j'aurai des questions.

Bien à toi.

12 avril 2013

Idée stupide n°517

J'ai l'étrange sensation de n'avoir que de vagues souvenirs de la partie de L'Ecume des jours que j'ai lue quand j'avais 39 de fièvre.
Je me demande bien pourquoi.

11 février 2013

Brêve vengeresse

Je tenais juste à dire à l'amie et au vendeur de chez Darty strasbourgeois qui s'étaient moqués de moi parce que je disais "pile bouton" au lieu de "pile plate" que la Fnac est d'accord avec moi.


Na.

(Oui, c'était il y a deux ans et il serait temps de m'en remettre mais on ne bouleverse pas impunément toute ma vision du monde, non mais.)

19 janvier 2013

Suite des deux brêves précédentes

(Oui, je suis traumatisée.)

Je veux bien admettre que toutes les héroïnes de period drama n'ont pas des vies faciles. D'ailleurs y a "drama" dans le nom de genre. C'est tout dire.
Par exemple, je pense qu'on peut se mettre d'accord sur le fait que Margaret Hale a quand même une vie de merde (ça va avec le nom de famille, ça) et qu'Anne Elliot n'est pas très gâtée au niveau familial.

Mais quand au début du deuxième épisode de Tess d'Urberville (il y en a quatre), l'héroïne a déjà une vie plus pourrie que toutes les héroïnes austiniennes réunies et que ta coloc te conseille de ne pas trop attendre de happy-end, tu commences à sentir qu'Orgueil et préjugés aurait peut-être été un meilleur choix de mini-série du week-end.

Brêve adulte

Puisque maintenant, je ne sais apparemment plus faire de grasses matinées (à moins de m'être couchée vraiment très tard ou d'avoir un train à prendre à 11 h) et que le samedi matin, à 8 h, y a quand même vraiment pas grand-chose à faire (essaie pour voir, c'est mortel), j'ai choisi la solution adulte.

Regarder Tess d'Urberville en mangeant des Kinder.

4 janvier 2013

The Internet Is For Porn

Mon cerveau a survécu à quand même pas mal de rebondissements tordus (trois saisons de Glee quand même) et d'intrigues whoviennes.
Mais je crois bien que ce qui vient de provoquer son implosion fatale, c'est cette publicité aperçue sur un bus ce matin pour, et je cite, "le premier site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes."

Tant de questions, tant d'incompréhension, tant de "heiiiiiiiiiiiiiiiiin ?" et de "what the fuuuuck ?".

Et boum, le cerveau.

Non mais sérieusement, d'où sort ce concept ? Qui a décidé qu'il allait avoir un truc en plus parce qu'il avait été pensé par des femmes pour, comme le propose le slogan de la publicité, "tromper votre amant avec votre mari" ? Je suis peut-être naïve, arriérée ou alors je dois vraiment arrêter les séries américaines mais il me semblait que l'adultère c'était toujours plutôt mal vu et qu'éventuellement, si on trompait son conjoint, c'était à cause d'un trop-plein d'alcool/une vague de passion subite et irrésistible/parce que le conjoint était un connard qui le méritait/parce que celui qui trompait était un connard libidineux qui de toute façon allait mourir d'ici deux ou trois épisodes parce que tout le monde le déteste (ça marche aussi au féminin)/la réponse D. En tout cas, que c'était pas quelque chose qu'on préparait tranquillement en errant sur les profils de bons samaritains prêts à venir à ton secours pour te sortir de ta routine conjugale, mais plutôt en douce.

Enfin, si quelqu'un est en mesure de m'expliquer le pourquoi du comment de ce site ou éventuellement de me prendre rendez-vous avec les créatrices, il aura ma reconnaissance éternelle.

The Internet Is For Porn - Avenue Q

7 novembre 2012

Réflexion

Des fois, je me demande ce qui se passerait si je venais à disparaître pour une des mille raisons envisageables (accident, départ soudain pour le bout du monde, je vous passe les autres.)

Je vis toute seule et je travaille chez moi une semaine sur deux. Admettons que je saute dans un avion pour les Marquises un vendredi soir en sortant du bureau, dans la mesure où il est possible de sauter dans un avion étant donné la distance entre mon travail et l'aéroport, l'enregistrement, l'embarquement et tout le tralala.

La première marque d'inquiétude viendrait probablement de mon travail vers le jeudi suivant quand ils ne verraient pas arriver mon premier programme sous-titré.
Et du vendredi soir au jeudi, probablement en début d'après-midi, pendant ce temps-là, rien.
Presque six jours entiers pour disparaître sans que personne ne s'en rende compte.

Six jours.
C'est énorme, six jours.
Il peut se passer tellement de choses en six jours.

On a le temps de se recréer une vie de vendeuse de souvenirs aux Marquises en six jours.

Et puis, des fois, je me dis que je devrais vraiment arrêter les séries policières.

2 novembre 2012

Menteur, menteur

Écouter Lady Godiva en faisant les magasins sur les Champs-Élysées, ou comment se donner brièvement l'impression qu'on mène une vie incroyablement épique alors qu'on a passé la soirée de la veille à lire des fanfictions de Teen Wolf en mangeant des Carambar.

Lady Godiva - Alex Day met de l'épique dans ta vie.

10 octobre 2012

Happy birthday, [insert-name-here]

(Cet article a été publié le 10/10 à 10:10 parce que je m'éclate comme une petite folle.) 

Puisque ça fait quelques années que j'ai décidé de faire des bilans à mon anniversaire et que j'adore faire des bilans, il n'y a pas de raison que cette année échappe à la tradition.

Pour commencer et sans vouloir jouer la fille qui fait une fixation, il y a un an, j'étais à une soirée jeux-Thanksgiving canadien alors oui, je l'ai quand même un peu mauvaise d'être aujourd'hui dans mon appartement de Montrouge.

Cela dit, il y a un an j'étais au chômage, sur le départ et sans aucune idée de ce qui m'attendait. Il y a quand même du progrès.

Si on remonte encore un peu plus dans le temps, il y a deux ans, j'avais supputé sur ce que l'avenir me réservait.
Tout va bien, le temps l'a permis, avant mes 25 ans, j'ai effectivement :
- déménagé...
- dans un appartement plus grand (bon pas beaucoup plus grand, mais ne chipotons pas)...
- à Montrouge (qu'on assimilera à Paris, parce que bon)...
- obtenu mon diplôme...
- fini mes études...
- décroché un boulot à plein temps non en tant que perroquet/validatrice mais en tant que rédactrice/sous-titreuse, ce qui est encore mieux et j'ai même...
- rendu ma première traduction payée de freelancer.

Bilan : plutôt positif
Efforts à poursuivre.

"Congratulations on living another year..." 


The Birthday Song - Charlie McDonnell

14 août 2012

L'otite, boosteur de créativité

J'ai inventé un nouveau jeu.

Ça s'appelle "Trouve dans tes placards le plus d'aliments possibles que tu puisses manger sans avoir l'impression que ta mâchoire va tomber et ton oreille exploser avant d'aller avaler ta boîte d'antidouleurs et pleurer dans un coin."

Le premier qui arrive à croquer dans une pomme sans s'évanouir a gagné.


("Je vais vous prescrire des antidouleurs." Ce moment où ma semaine s'illumina soudainement.)

(Je souffre et il est capital que tout le monde le sache.)

(CAPITAL.)

12 août 2012

Priorités, toujours

Apparemment, pour peu qu'on soit totalement absorbée par ce qu'on fait (chanter 'Ne me quitte pas' à son thermos ou écrire la vie sentimentale de Hamish Watson-Holmes, par exemple), il est tout à fait possible d'oublier qu'on a la tête enroulée dans trois couches d'aluminium.

19 juillet 2012

Instinct

Parce qu’il arrive que suivre son instinct se révèle payant, je me suis retrouvée ce week-end à acheter sur un coup de tête une place pour L’Avare ce mercredi soir (hier, donc). Partie pour consulter le programme de Paris : Quartiers d’été par simple curiosité, je n’ai su résister à l’envie de réviser mes classiques.

Par Agatha Christie, cette idée s’est-elle révélée lumineuse.

Ainsi, sans aucune autre information que la nationalité afghane des comédiens et toujours un peu sous le coup du traumatisme MacBeth (oui, toujours…), me suis-je pointée avec Bilbo sous le bras dans un théâtre du 13e.

(Ceci est un article sans transitions et qui le vit bien.)

1) Le détail technique auquel je n’avais pas réfléchi (pourtant, c’était indiqué dans le programme) : qui dit troupe afghane, dit pièce en persan et dit surtitrage (c’est mieux). Cela tombait fort à propos pour que je puisse m'adonner à une petite étude de cas sur le terrain. (Une traductrice ne connaît pas le repos.)(« Han, là, y a une faute. »)(« Ah, je n’aurais pas découpé comme ça. »)(« Donc là, on peut aller se faire voir pour comprendre ce qu’ils racontent ? »)

2) La pièce était transposée dans l’Afghanistan d’aujourd’hui. Je peux vous garantir que Valère esquissant un petit pas de danse orientale pour redonner le sourire à Elise, ça fait son petit effet. Tout comme Harpagon reprochant à son fils de le ruiner par son équipage trop luxueux et pointant du doigt les Converse de ce dernier.

3) Le dénouement m’amène à la théorie suivante dont je ne démordrai pas : un soir où il était raide déchiré, le Docteur a sauté dans son Tardis, est parti chercher Molière, l’a ramené au 20e siècle et depuis, il écrit des scénarios pour Amour, gloire et beauté.

4) La mise en scène, oh, doux Sherlock, la mise en scène. J’en étais fatiguée pour le comédien jouant Harpagon. Je pense également que jamais représentation d'une pièce de Molière n'a mis en scène autant de bananes.

5) Je pense que le moment le plus… Je ne crois même pas qu’il y ait de mot pour décrire ce qu’a ressenti la salle lorsque Frosine, l’entremetteuse transsexuelle afghane s’est saisie de son téléphone portable et a proposé d’appeler le mollah Omar (« Non ! ») puis Barack Obama  (« Oui !! ») pour lui demander d’intervenir pour résoudre la situation matrimoniales des personnages principaux (où c’est un tout petit peu le bazar, je maintiens mon point 3)(Et je n’invente RIEN.) Je crois qu'on a retrouvé le brouillon de scènes que Jean-Baptiste nous avait cachées, le filou.

Je soupçonne Harpagon de consommer quelque substance illicite.

Mercredi soir, puisque j’ai cette fâcheuse tendance à oublier régulièrement que le théâtre, même en dose homéopathique, me rend tout de même la vie plus douce, j’en ai donc profité pour retomber amoureuse du théâtre et de Molière.

A l’avenir, je tâcherai simplement de me souvenir qu’écouter Avenue Q lorsqu’on déborde d'euphorie post-théâtrale n’est pas conseillé. En effet, je doute fort que quiconque ait envie de m’entendre piailler « If you were queeeeer, I’d still be heeeere » à 23h dans le métro.

Ah, et aussi, écrire des brouillons d’articles de blog pleins d’amour au verso de mon itinéraire GoogleMaps dans un métro qui bouge n’était pas l’idée du siècle.
(D’ailleurs, le monsieur assis en face de moi a eu l'air de penser qu’il était en train d’assister à la genèse d’un chef d’œuvre de la littérature. Désolée, monsieur.)

14 juillet 2012

Festoyons

Quand on n'a pas sous la main des collègues canadiens à qui organiser un buffet de 14 juillet de folie, je pense sincèrement que la meilleure façon de célébrer la fête nationale est d'écouter The Book of Mormon en boucle et de regarder Doctor Who.

Et puis regarder pousser les coquelicots.

22 juin 2012

La caverne

Aujourd'hui, j'ai testé pour vous : être la fille toute seule dans le bureau au fond du couloir tout là-bas.
 
Pour plus de clarté dans mon propos, merci de vous référer au schéma ci-dessous. (Oui, parce que j'ai fait un schéma et je l'ai mis ci-dessous. J'ai revu tous les Big Bang Theory et j'ai presque fini Doctor Who, donc j'ai plutôt pas mal de temps libre.)


Et là, on clique ou sinon on risque de louper ce chef d’œuvre de la cartographie et ce serait bien dommage.

En préambule, je tiens à préciser que je n'ai pas encore totalement craqué et qu'il y a une raison pour laquelle  le couloir des Ténèbres a été ainsi baptisé. Déjà, c'est un couloir. Un long couloir. Un long couloir éclairé par une minuterie. Donc. Imagine. Jusqu'à il y a peu, je bossais une semaine sur deux jusqu'à 23h30. Autant dire qu'à l'approche de la fin de la journée, il n'y avait plus grand-monde à passer. Par ailleurs, le sas est vide et la lumière de Photocopieuseland est généralement éteinte. Dans ces circonstances, je te prie de croire que quand tu te tiens dans l'embrasure de la porte entre le sas et Photocopieuseland, à regarder ce long couloir pas éclairé, tu peux souffrir de flashbacks assez réalistes de l'époque où tu avais peur du noir.

Dans le monder merveilleux du bureau au fond du couloir tout là-bas (on peut se mettre d'accord pour l'appeler le BAFDCTLB ? Mes doigts t'en remercient), on vit des interactions sociales d'un genre particulier avec ses collègues qu'on croyait connaître mais qui se révèlent soudainement être des ninjas.

Le collègue-ninja (j'ai eu une coloc-ninja à Montréal. Devrais-je m'inquiéter de ce qui ressemble à un scénario récurrent ?) a des mœurs bien particulières et aisément identifiables. Le collègue-ninja est généralement plein de bonne volonté et passe dire bonjour à tous les gens du service. De ce fait, il passe plutôt rapidement sur les salutations. Il fait tout de même l'effort de s'aventurer jusqu'à mon bout de couloir, mais arrivé à l'entrée du sas, son courage l'abandonne, il passe à peine la porte, lance un "Bonjour" et repart avant que j'aie pu l'identifier.

J'aime autant te dire que quand ça fait 2 heures que tu bosses au radar en envisageant l'intraveineuse de thé les lendemains de marathon The Big Bang Theory d'insomnie et que le troisième collègue-ninja vient de repartir en courant, tu peux éventuellement devenir légèrement irritable.

Il y a aussi les gens qui ont renoncé. Je vois leur mouvement du coin de l’œil, ils passent la tête dans l'embrasure de la porte, et comme j'en ai marre de tourner la tête toutes les 5 minutes, je reste concentrée sur mon écran jusqu'à ce qu'on me parle (des fois aussi, je ne vois vraiment rien, ce qui est l'occasion de bonnes petites frayeurs quand tout à coup surgit une voix de l'entrée du sas)(surtout quand je sous-titre des films avec des vampires) et ils s'en vont sans rien dire.

Autre phénomène intéressant : le collègue qui a confondu le sas avec une cabine téléphonique et qui croit que je n'entends pas sa conversation parce que j'ai des écouteurs sur les oreilles. Eh bien, si.

Des fois aussi, y a des gens qui laissent des tricycles mutants dans le sas.

Et encore d'autres fois, un collègue arrive avec une dame que je ne connais pas, me salue et ajoute "Là, c'est Arielle" et puis repart avec l'inconnue. Bonjour, inconnue qui le demeurera à jamais.


(Sinon, ça se sent qu'en ce moment, je n'ai absolument aucun autre sujet de conversation que Doctor Who (ce qui n'est d'ailleurs pas du tout un handicap relationnel) et que je n'ai pas non plus d'idées d'article ?)

12 juin 2012

Bon parti

J'ai eu droit ce matin à la plus épique des installations épiques de fibre optique dans mon studio. Heureusement, les 5 heures (oui... 5 heures) que j'ai passées la tête dans les choux, à bosser en bonne petite télétravailleuse que je suis à présent, puis à faire semblant d'être occupée ont été adoucies par la présence du technicien-le-plus-cool-du-monde.

Ce dernier, alors qu'il était plus de midi et qu'il essayait de faire marcher sa soudeuse depuis un certain temps déjà, m'a demandé en plaisantant si je lui offrais le déjeuner.

A quoi j'ai répondu d'accord, s'il cuisinait.

Il a renchéri : "Ah, mais je sais pas faire grand-chose. Tout ce que je connais, ce sont des plats tunisiens. Et j'ai un CAP cuisine."

J'aime autant vous dire qu'après une telle affirmation, il a bien failli ne pas pouvoir repartir.

6 juin 2012

Relativité

Des fois, les gens te parlent des rebondissement de leur vie amoureuse, leur dernière soirée de folie, leurs futures vacances, leurs projets déments pour l'avenir, cet endroit incroyable qu'ils ont découvert, ce truc génial qu'ils ont fait/vont faire, puis se tournent vers toi pour te demander "Et toi ?"

"Oh, ben, hier soir, j'ai bossé jusqu'à 23 h et du coup, j'ai même pas pu regarder Doctor Who. J'étais dégoûtée."

31 mai 2012

Chante le coucou

Pour celles et ceux qui ont eu l'occasion de me voir à l’œuvre à Pigalle une carte à la main, en bas de Montmartre, toujours une carte à la main ou bien au volant, sans carte, dans Monplaisir, il semblerait que mon sens de l'orientation soit vachement plus efficace quand je me retrouve à un croisement au milieu d'une forêt.

C'est bon à savoir et c'est surtout très utile si on considère que j'habite dans les Hauts-de-Seine.

28 mai 2012

Brêve apicole

Des fois, quand on a une peur bleue d'à peu près tous les insectes et qu'on a un cousin apiculteur à qui on va rendre visite par un bel après-midi de printemps, on peut se retrouver au beau milieu d'un essaim de plusieurs milliers d'abeilles qui a justement décidé que c'était le bon moment pour venir voir si les ruches étaient plus vertes par ici.

Dans la mesure du possible, on peut alors essayer d'afficher sa plus belle "poker face", éviter de partir en hurlant et lever les yeux d'un air intéressé en affirmant "Ah oui, dis donc, c'est la première fois que je vois ça. Oh là là, toutes ces abeilles" et s'efforcer de convaincre sa petite cousine que non, on n'a pas très envie de jouer avec elle à "Saute, petit lapin".