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28 septembre 2013

Tambour battant

Je suis sûre que je peux vous faire regretter le temps où je ne parlais que de séries télé. (C'est-à-dire il y a deux jours.)

"Comment ça va ?"
"J'ai eu mon premier cours de bodhràn, cette semaine !"

"Qu'est-ce que tu as fait de beau ?"
"J'ai eu mon premier cours de bodhràn !"

"Tu as des projets pour le week-end ?"
"Je vais faire du bodhràn !"

"J'imagine que vous avez des projets pour l'avenir ?" (Spéciale dédicace à ma banquière, provocatrice de crises existentielles mais on lui pardonne parce que mon inconscient a failli la tuer.)
"Je vais apprendre à jouer du bodhràn !"

"Alors, tu deviens quoi ?"
"J'ai commencé le bodhràn !"

"Tu as passé un bon week-end ?"
"Oui, parce que j'ai fait du bodhràn !"

"Et alors, comment vont les amours ?"
"Je m'en fous, je fais du bodhràn !"

"Tu veux quoi pour ton anniversaire ?"
"Une housse pour mon bodhràn !"

Tout pareil.
Juste à un moment, j'ai fait tomber mon stick au milieu d'un morceau, mais sinon, tout pareil.

Je vous laisse, je vais aller faire du bodhràn.

13 mars 2013

Brêve verglacée

Ma mère pense que si je n'ai pas glissé sur le verglas et la neige en allant au travail hier et aujourd'hui (oui, il a neigé à Paris, je ne sais pas si vous êtes au courant), c'est parce que j'ai un excellent sens de l'équilibre. (Il fut un temps où je faisais beaucoup de roller.)(Il fut aussi un temps où je me suis fêlé un poignet en me tenant immobile avec mes rollers aux pieds mais bon, passons.)

Enfin ça, c'était avant qu'elle sache que ce matin, j'ai glissé sur le carrelage fraîchement serpillé de l'entrée de mon immeuble pour aller m'étaler gracieusement par terre.

En deux jours, j'ai fait quinze kilomètres dans la neige et le verglas et je suis tombée devant mon local à poubelles.

 Je sais, Docteur, mais il paraît que ça s'appelle "être un boulet".

5 janvier 2013

Les goûts et les couleurs

L'avantage certain d'habiter en région parisienne, c'est qu'il y a plein de choses à faire.
Alors, à moins d'avoir quelque chose d'extrêmement important à faire, il n'y a pas vraiment d'excuse pour choisir de rester chez soi un samedi après-midi, même tout gris...


Ensemble, c'est tout a tenté de me pourrir mon spectre de couleurs mais je me suis battue comme un vrai petit soldat.

Après, tout dépend de ce qu'on entend par "quelque chose d'extrêmement important à faire".

25 novembre 2012

Les Russes arrivent*

Hier, j'ai commencé Anna Karénine.

(J'ai très envie d'aller voir l'adaptation de Joe Wright, parce que bon, histoire d'amour en costumes d'époque, Keira Knightley et puis Joe Wright, quoi, comment résister ? Or, je me suis engagée ici à toujours lire le livre avant d'aller voir l'adaptation au cinéma et comme tout ce que je fais qui n'a au fond aucun impact majeur sur ma vie ou celle de qui que ce soit, je prends cet engagement très au sérieux. Sauf que, merci bien, Anna Karénine, il fait 850 pages. Il pouvait pas adapter Roméo et Juliette, comme tout le monde ?)

Alors, pour le moment, j'en ai lu 18 pages et je suis extrêmement fière parce que j'ai tout suivi (et pourtant, que d'action en 18 pages, Darie Alexandrovna va-t-elle pardonner à Stépane Arcadiévitch, Léon, comme tu y vas fort dès le début ! Ahem).

Comme je le disais, avant d'être grossièrement interrompue par moi-même*, pour l'instant, je suis trop fière parce que je lis du Tolstoï par choix pendant mon temps libre et que je prends mes sources de fierté où je le peux. (Je suis aussi très fière de mon kost ar c'hoat mais ce n'est pas le sujet.)
Et tout ça pour dire que selon mes propres pronostics, d'ici la fin de la semaine prochaine, mon avancée dans le livre pourrait se traduire de deux façons :
1) L'abandon désespéré avant la quatre-centième page accompagné des indispensables larmes, cris de désespoir, sentiment d'être une ratée parce qu'on n'est même pas foutue de terminer un roman russe de 850 pages, dépression, alcoolisme, etc.
2) L'abandon total de ma vie actuelle et de mes hobbies si triviaux (mon marathon Gilmore Girls avance bien, mes fanfictions de Sherlock vachement moins) au profit de la fréquentation des plus hauts cercles littéraires parisiens et même européens parce que tu permets, Guerre et paix est mon nouveau livre de chevet ; l'alcoolisme restant également une possibilité dans ce scénario-ci (j'imagine les cercles littéraires comme étant remplis de poivrots et je n'admettrai aucune contradiction).

Tu peux placer tes paris, au moins tu sauras où me chercher si tu es sans nouvelles d'ici une semaine.



*Eh oui, j'ai tout volé à Desproges. Maintenant, tu sais.

13 novembre 2012

Répit

Mes voisins remercient probablement leur bonne étoile que j'ai enfin décidé d'arrêter de chanter "I Believe" à toute heure du jour et de la nuit.

En revanche, ils ne remercient sans doute pas la Fnac qui a accepté de me vendre la copie de Cyrano de Bergerac grâce à laquelle je peux enfin déclamer la tirade du nez à mon porte-manteau avec la passion qui convient.
(Bob comprend mon obsession pour la tirade du nez profondément ancrée depuis le CM2.)

(Bien sûr qu'en réalité je n'ai pas arrêter de chanter "I Believe". Simplement, maintenant, j'alterne entre les deux. Je serai probablement à la rue d'ici la fin du mois.)

27 juillet 2012

La manière forte

Suite au décès prématuré de cinq sur mes sept jeunes pousses de coquelicot, ma mère et moi avons décidé de passer à des méthodes un peu plus radicales pour motiver les deux survivantes à pousser.

"Rory, John, vos ancêtres ont tellement déchiré que Monet les a peints et qu'ils sont aujourd'hui exposés au musée d'Orsay. Alors, on se bouge un peu."
Sinon, sur un autre sujet, ma mère a apparemment décidé qu'il était vain de tenter de combattre mes obsessions et qu'il était bien plus simple de les tolérer, voire de les nourrir.
Du coup, grâce à elle, la déco de mon appart tend de plus en plus vers le total look coquelicots.

(Elle a même accepté de me suivre dans la salle des Van Gogh du musée d'Orsay, mais il faut dire qu'elle ne savait pas que j'allais lui désigner du doigt L'Eglise d'Auvers-sur-Oise en m'extasiant : "Regarde, il n'y a plus de monstre à la fenêtre de l'église, c'est grâce au Docteur et à Amy !" Après, par contre, il se peut qu'elle ait regretté son choix.)

22 juin 2012

La caverne

Aujourd'hui, j'ai testé pour vous : être la fille toute seule dans le bureau au fond du couloir tout là-bas.
 
Pour plus de clarté dans mon propos, merci de vous référer au schéma ci-dessous. (Oui, parce que j'ai fait un schéma et je l'ai mis ci-dessous. J'ai revu tous les Big Bang Theory et j'ai presque fini Doctor Who, donc j'ai plutôt pas mal de temps libre.)


Et là, on clique ou sinon on risque de louper ce chef d’œuvre de la cartographie et ce serait bien dommage.

En préambule, je tiens à préciser que je n'ai pas encore totalement craqué et qu'il y a une raison pour laquelle  le couloir des Ténèbres a été ainsi baptisé. Déjà, c'est un couloir. Un long couloir. Un long couloir éclairé par une minuterie. Donc. Imagine. Jusqu'à il y a peu, je bossais une semaine sur deux jusqu'à 23h30. Autant dire qu'à l'approche de la fin de la journée, il n'y avait plus grand-monde à passer. Par ailleurs, le sas est vide et la lumière de Photocopieuseland est généralement éteinte. Dans ces circonstances, je te prie de croire que quand tu te tiens dans l'embrasure de la porte entre le sas et Photocopieuseland, à regarder ce long couloir pas éclairé, tu peux souffrir de flashbacks assez réalistes de l'époque où tu avais peur du noir.

Dans le monder merveilleux du bureau au fond du couloir tout là-bas (on peut se mettre d'accord pour l'appeler le BAFDCTLB ? Mes doigts t'en remercient), on vit des interactions sociales d'un genre particulier avec ses collègues qu'on croyait connaître mais qui se révèlent soudainement être des ninjas.

Le collègue-ninja (j'ai eu une coloc-ninja à Montréal. Devrais-je m'inquiéter de ce qui ressemble à un scénario récurrent ?) a des mœurs bien particulières et aisément identifiables. Le collègue-ninja est généralement plein de bonne volonté et passe dire bonjour à tous les gens du service. De ce fait, il passe plutôt rapidement sur les salutations. Il fait tout de même l'effort de s'aventurer jusqu'à mon bout de couloir, mais arrivé à l'entrée du sas, son courage l'abandonne, il passe à peine la porte, lance un "Bonjour" et repart avant que j'aie pu l'identifier.

J'aime autant te dire que quand ça fait 2 heures que tu bosses au radar en envisageant l'intraveineuse de thé les lendemains de marathon The Big Bang Theory d'insomnie et que le troisième collègue-ninja vient de repartir en courant, tu peux éventuellement devenir légèrement irritable.

Il y a aussi les gens qui ont renoncé. Je vois leur mouvement du coin de l’œil, ils passent la tête dans l'embrasure de la porte, et comme j'en ai marre de tourner la tête toutes les 5 minutes, je reste concentrée sur mon écran jusqu'à ce qu'on me parle (des fois aussi, je ne vois vraiment rien, ce qui est l'occasion de bonnes petites frayeurs quand tout à coup surgit une voix de l'entrée du sas)(surtout quand je sous-titre des films avec des vampires) et ils s'en vont sans rien dire.

Autre phénomène intéressant : le collègue qui a confondu le sas avec une cabine téléphonique et qui croit que je n'entends pas sa conversation parce que j'ai des écouteurs sur les oreilles. Eh bien, si.

Des fois aussi, y a des gens qui laissent des tricycles mutants dans le sas.

Et encore d'autres fois, un collègue arrive avec une dame que je ne connais pas, me salue et ajoute "Là, c'est Arielle" et puis repart avec l'inconnue. Bonjour, inconnue qui le demeurera à jamais.


(Sinon, ça se sent qu'en ce moment, je n'ai absolument aucun autre sujet de conversation que Doctor Who (ce qui n'est d'ailleurs pas du tout un handicap relationnel) et que je n'ai pas non plus d'idées d'article ?)

21 avril 2012

Tu veux la drogue ?

Suite à une question fort judicieusement posée récemment par ma coloc, à savoir "Est-ce que tu prends de la drogue ?" (Pour ma défense, j'étais en train de regarder Castle.)(Il ne fait pas bon être fan de Castle en ce moment.)(Sérieusement, Andrew, WTF ??? Faut arrêter de déconner au bout d'un moment et... Ahem. Pardon), et parce que les dictionnaires, c'est la vie, je suis allée demander à mon ami Petit Larousse son opinion sur le sujet.



Prenons la première définition, celle qui sied le mieux à mon propos.

La réponse à la question dépendra donc entièrement de si on considère ou non les Pom'potes comme de la drogue. Penchons-nous sur cette question épineuse.

D'après mon ami Larousse, une drogue est donc avant tout une substance psychotrope.
Toujours d'après mon ami Larousse, psychotrope veut dire "qui influe sur le psychisme" (faisons les choses bien ou ne les faisons pas.) Examinons la sous-titreuse avant et après l'ingestion de Pom'potes.
Avant : la sous-titreuse s'ennuie, elle dépérit face à son épisode de telenovela, ses yeux se ferment malgré elle, elle maugrée toute seule et passe plus de temps à regarder les bouchons sur le périph' qu'à s'intéresser aux trépidantes péripéties amoureuses de Victor-Emmanuel.
Après : la sous-titreuse renaît, ses doigts volent sur le clavier pour retranscrire les tendres déclarations d'amour d'Estrella Marina et Renan de Monteblois (qui est mexicain, bien sûr), elle a retrouvé son énergie et son goût de la vie.

Ensuite, d'après mon ami Larousse, une drogue est nuisible pour la santé. Je ne me suis pas penchée en détail sur la liste des ingrédients contenus dans les Pom'potes mais je suis à peu près sûre que ce n'est pas de la compote comme à la maison avec des pommes et rien d'autre.

Troisièmement, une drogue peut provoquer une toxicomanie ("comportement qui consiste à consommer, d'une façon habituelle ou périodique, un ou plusieurs produits psychotropes (drogues) susceptibles d'engendrer un état de dépendance")(les dictionnaires, c'est la vie, je vous dis). Je suis seule dans mon bureau environ 5h30 par jour mais si ma collègue était là en même temps que moi, elle pourrait témoigner de ma consommation "habituelle ou périodique" de Pom'potes.

Enfin, une drogue est consommée en dehors de toute prescription médicale.

Si vous connaissez un médecin qui est prêt à me prescrire des Pom'potes pour qu'elles soient remboursées par la sécurité sociale, ça m'intéresse. 

Article réalisé en collaboration avec le Petit Larousse 2008.

19 avril 2012

Un haiku, le retour

Au travail, la pluie,
Yeux tournés vers le périph'.
Oh ! Un arc-en-ciel... 

(Il faudrait vraiment pas que cette histoire devienne un truc récurrent.)

21 mars 2012

Strasbourg Magazine présente

Rubrique culturelle

Cinéma

Non, je n'ai pas tout pompé sur Tolkien, un film réalisé par Michel Gondry.
Avec Emmanuelle Béart (Marcel), Suri Cruise (Truquette) et les fesses droite (Garde 1) et gauche (Garde 2) de Benedict Cumberbatch.

Marcel vient d’assassiner son père Juan-Manuel et tente de fuir sa ville natale avec sa petite sœur Truquette pour échapper au châtiment peu enviable réservé aux parricides. Étonnamment, moult obstacles se dressent sur son chemin pour l’en empêcher.
Inspiré du best-seller de l’Auteur, ce film d’action vous éblouira par un suspense intense, un lyrisme omniprésent, des dialogues à couper le souffle, des acteurs de talent et une réalisation tout à fait avant-gardiste.

Télévision

Les aventures de Sheryl et Jane.
Avec Lara Pulver (Sheryl Holmes), Zooey Deschanel (Jane Watson), Jim Broadbent (Mr Hudson), Cate Blanchett (Meredith Holmes), Anna Torv (June Moriarty), Kirsten Dunst (Georgia Lestrade), Jonathan Rhys Meyers (Ian Adler), James Mc Avoy (Matt Hooper) et Jake Johnson (Nick-qui-s'est-trompé-de-série).

Dans un nouvel épisode de la série évènement, adaptation moderne et audacieuse de Sherlock Holmes transposé dans le Rome du 21e siècle, un cadavre est découvert, Sheryl résout l’affaire après un seul regard à la victime et Jane a un rencard.

Littérature

Le dernier tome de L’Oeuvre de l’Auteur vient de paraître chez Plomb. Découvrez la résolution des aventures de Marcel et Truquette dans un feu d’artifices de figures de styles et d’évènements inattendus.
Le châtiment réservé aux parricides est-il vraiment si peu enviable ? Les elfes rousses sont-elles toutes des nymphomanes ? Est-ce réellement la taille qui compte ?  Dévorez le volume final de L’Oeuvre pour connaître la réponse à toutes ces questions.

A suivre :

Rubrique jardinage. Stimulez la croissance de vos plantes d'intérieur en leur donnant des noms de guerriers.

Rubrique société. Enquête sur un étrange et inquiétant phénomène de société : Mais où sont passés les acteurs blonds ?

Rubrique famille. Témoignage : « Mon père est un arbre. »

Rubrique mode. Le plaid fait un retour en force, mais parviendra-t-il à détrôner la cape ? Les oreilles de chat, pour ou contre ?

Rubrique people. Sherlock Holmes aperçu à Strasbourg ? Stratagème ou coïncidence ?

Le courrier des lecteurs. "Un sociopathe vit sous ma table de chevet. Que faire ?"

1 mars 2012

Un haiku

Ô toi, mon doux lit
Toi et ta housse Ikéa
Je tuerais pour vous